TBA a lu: L’Argent, Emile ZOLA

Quel est l’intérêt de lire un livre écrit en 1891. Qu’est ce qu’une œuvre littéraire peut nous apprendre sur le chemin de la liberté financière ?

C’est les questions que je me suis posées quand j’ai reçu ce livre de 468 pages. La réponse, (et bien sûr ce qui a fait que je l’ai lu également) est que ce livre parle d’argent. Et en matière d’argent, les vérités d’hier demeurent toujours vérités. Les temps ont changé depuis la parution de ce chef-d’œuvre, les règles ont peut-être changées aussi, dans la politique, les mœurs, mais le pouvoir de l’argent demeure le même.

Ce roman écrit à l’époque napoléonienne nous amène dans la fièvre de la bourse au 19eme siècle. Il oppose la fougue de gagner de l’argent, la passion de l’argent, de Saccard (le personnage principal) à un certain vieux juif, patron de la finance dans Paris du haut de sa fortune d’un milliard de franc de l’époque.

En lisant ce livre qui avant tout est œuvre littéraire de bonne facture (Ah oui, c’est Emile Zola), on se rend compte que l’argent obéit à des règles. Même si des civilisations se sont succédées depuis, les règles demeurent les mêmes. On voit Monsieur Saccard, passionné des affaires et  de l’argent qui ruiné par une quelconque affaire arpentant les rues de Paris à la recherche de la prochaine affaire à lancer. Il tombe fortuitement su un ingénieur intelligent qui a plein d’idées nouvelles et porteuses dans la tête. Leur association verra naitre une grandes banque de crédit avec pour but de faire tomber la vieille banque juive, millénaire et puissante et d’installer le Pape à Jérusalem. La banque créée avec le soutien de quelques gros bonnets de la finance, Monsieur Saccard, fin homme d’affaire et avide de succès fera toutes les manœuvre possibles pour monter les actions de quelques francs a l’introduction en bourses à plus de 3000 francs après seulement trois ans d’exercice. Mais l’ascension a été trop forcée, avec des manœuvres peu claires, bref beaucoup d’irrégularités. Et comme dans ces genres de situations, les actions dégringolèrent, la banque chuta, emportant dans sa chute, le Directeur Monsieur Saccard, qui se retrouva en prison et les pauvres actionnaires qui avaient misées parfois l’économie de toute une vie se sont retrouvées sans sous du jour au lendemain.

Les enseignements à tirer du livre sont nombreux. Georges CLASON disait « Toute fortune qui vient brusquement repart de la même façon ». En lisant ce livre vous découvrirez pourquoi les grands hommes d’affaires ne se définissent pas par rapport à l’affaire dans laquelle ils sont présentement mais par rapport à leur pouvoir de réussir à gagner dans n’importe quelle affaire. C’est une qualité à avoir. Le livre finit sur une réflexion qui mérite attention : « Pourquoi donc faire porter à l’argent la peine des saletés et des crimes dont il est la cause ? L’amour est-il moins souillé, lui qui crée la vie ? » Voilà qui mérite réflexion.

Quelques citations :

« Ah ! Dame ! Je ne réponds pas de la casse, on ne remue pas le monde, sans écraser les pieds de quelques passants »

« L’idée de génie, c’est de prendre dans la poche des gens l’argent qui n’y est pas encore. »

« Ce n’est rien de défendre sa vie, le pis est de défendre son argent et celui des autres.»

« Moi, je suis trop passionné, c’est évident. La raison de ma défaite n’est pas ailleurs, voilà pourquoi je me suis si souvent cassé les reins. Et il faut ajouter que, si ma passion me tue, c’est aussi ma passion qui me fait vivre. »

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